Balades, Londres

Richmond Park

September 7, 2017

Le soleil s’est fait plutôt rare à Londres pendant ce mois d’août, et il n’était pas question de rester enfermé pendant les quelques jours ensoleillés accordés par cette fin d’été : j’ai attrapé mon appareil photo, ma liseuse et mes baskets, direction Richmond Park. Cet immense parc du sud-ouest de Londres, l’un des huit Royals Parks de la ville, est le contrepoint parfait de la vie citadine : des grandes étendues sauvages à perte de vue, un sursaut de nature que les voitures traversant le parc n’arrivent même pas à gâcher, des animaux à foison…

Quand je dis immense, je ne plaisante pas : à pied et en quelques heures, j’ai à peine parcouru un quart de la surface du parc. Le vélo est définitivement le meilleur moyen pour s’y déplacer – le stand de location de deux roues obtient en général un bon succès. J’ai un peu regretté de n’avoir que mes deux jambes cette fois-ci, mais j’en ai profité pour prendre mon temps et explorer la partie de Richmond Park qui s’étend à partir de Roehampton Gate, côté est. J’aurai l’occasion d’y revenir d’autres fois avec mon propre vélo, si j’arrive d’abord à vaincre les montées qui malmènent mes cuisses et qu’il m’est impossible d’éviter si je veux me rendre à Richmond.

Qui dit Royal Park dit un entretien impeccable et une nature respectée. Qui dit grand parc dit aussi une tranquillité absolue, même en cas d’affluence : il y a suffisamment de place pour tout le monde, et on peut se sentir seul au monde, hors de la ville, pendant quelques instants.

(petite parenthèse bingo : en allant sur le site de Richmond Park, je me suis rendue compte qu’il ne me manquait plus qu’une visite à Bushy Park pour avoir officiellement mis les pieds dans les 8 Royal Parks que compte Londres !)

Et puis bien sûr il y a ce qui fait la renommée de Richmond Park auprès des petits comme des grands : toutes ces biches et tous ces cerfs qui errent tranquillement dans tout le domaine, et dont tout le monde paraît être très respectueux. Je pensais honnêtement ne pas les voir dans cette partie du parc, traversée par la route principale où passent de nombreuses voitures. Et pourtant : après une pause lecture, assise au pied d’un arbre (en mode Frodo Baggins), je lève les yeux et la magie opère. Silencieusement, une harde de biches s’est installée à quelques mètres de mois pour se reposer, à une petite distance des cerfs, qui eux préfèrent manger. Comment imaginer en voyant ce spectacle qu’on se trouve dans une métropole bouillonnante et toujours en mouvement ? Cette dichotomie nette entre la nature et la ville ne cesse de me fasciner ici – j’en ai encore fait l’expérience à Greeenwich, où il est très étrange de voir la City en fond devant toute cette nature, et j’espère ne jamais m’en lasser !

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4 Comments

  • Reply Samsha September 7, 2017 at 10:14 pm

    Très jolies photos!! Je me rappelle encore de mon émerveillement la première fois que je suis allée à Richmond! C’est fou comme Londres me manque…

    • Reply Charlie September 8, 2017 at 9:59 am

      Merci ! Emerveillement, c’est le mot qui convient !
      (et pour info, Eurostar fait en ce moment et jusqu’au 11 septembre des promos pour des billets vers Londres à tout petit prix… :-))

  • Reply Angie September 20, 2017 at 1:28 pm

    Bien. J’ai pris mes billets pour Londres fin Novembre et je pense qu’on est bien parti pour aller dans ce park. C’est absolument magique !!

    • Reply Charlie September 20, 2017 at 6:37 pm

      Ca l’est ! Cette impression d’être en pleine nature et de voir les animaux en liberté et vraiment pas farouches, ça fait tellement de bien ! J’espère que vous pourrez y aller 🙂

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