Balades, Voyages

Balade sur la Côte Vermeille

October 13, 2017

En septembre, après un été pluvieux et grisâtre qui ressemblait drôlement à l’automne (sans les jolies couleurs ni les feuilles), on a décidé d’aller chasser le soleil et d’aller découvrir la Côte Vermeille.

Les vacances, c’est toujours un peu compliqué en vivant à l’étranger. Il faut à chaque fois choisir entre rendre visite à la famille et aux amis, et partir découvrir une nouvelle ville ou un nouveau pays. J’ai la chance de n’être pas si loin que ça de ma famille et d’avoir des dates de voyage flexibles vu mon emploi du temps, mais la question se pose depuis un an : comment organise-t-on les congés ? Cette année, la famille est passée en priorité, mais on avait quand même envie d’avoir une semaine rien qu’à deux pour découvrir un nouvel endroit, et avons opté pour la Côte Vermeille.

La Côte Vermeille, c’est ce long bout de terre dans les Pyrénées-Orientales longeant la côte et finissant à la frontière espagnole. Basés à Port-Vendres, juste à côté du port de plaisance, nous avons pu pendant cette semaine découvrir les villes alentour – Collioure, Argelès, Cerbère et Banyuls, et en prendre plein les yeux. Le beau temps n’était pas toujours au rendez-vous, le vent, lui, l’était un peu trop, mais qu’importe : le dépaysement était là, entre mer et montagne et falaises abruptes.

Aller se baigner dans une Anse de Paulilles déserte (prenez une eau à 19° et un peu de vent, et vous obtenez une plage vide), se lever le matin et aller chercher des croissants et pains au chocolat frais sur le port (gros manque de vraies viennoiseries depuis un an), admirer la vue sur le port en sirotant un verre de rosé ou de Banyuls parfumé, rêver de posséder un bateau et de l’emmener naviguer, et profiter des vues majestueuses sur la côte qu’offrent de nombreux sentiers de randonnées : le programme était parfait.

Ca avait pourtant un peu mal commencé, puisque j’ai eu l’excellente idée de me blesser en courant quelques jours avant le départ – le mot sciatique n’a jamais été prononcé par le médecin ni par mes ostéopathes, mais ma démarche de grand-mère et la douleur qui s’étendait jusque dans la jambe y ressemblait drôlement. D’ailleurs, petit aparté expat, cette douleur fut l’occasion de tester la redoutée NHS anglaise, et je n’ai pas été déçue du voyage : trois jours pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, consultation de 3 minutes montre en main, pour ressortir du cabinet avec un vague diagnostic de douleurs musculaires qui disparaitront un jour… et un feuille recensant des exercices d’étirements “au cas où”. Il y a des instants où la France me manque…

C’est donc un peu frustrée que j’ai entamée cette semaine de vacances, car nous avions prévu pas mal de randonnées et que j’ai vite compris que crapahuter sur les falaises allait être très compliqué. J’ai quand même testé par deux fois, tenant d’ignorer la douleur lancinante à chaque pas, mais j’ai dû à chaque fois renoncer à mi-parcours pour rentrer en bus. Cette frustration était présente à chaque fois que nous essayions de prévoir le programme de la journée, et a bien failli me gâcher la visite de Perpignan (qui a elle aussi coupé court à cause de la douleur et de la pluie, même si je n’en garde pas un trop mauvais souvenir).

Il aura fallu quelques jours, mais la raison l’a enfin emportée : du repos, des petites distances et profiter de ce que l’on peut, et les vacances ne seront pas gâchées. Bien sûr, j’aurais préféré pouvoir faire le cabri sur les hauteurs de Port-Vendres, mettre un pied en Espagne par le chemin des contrebandiers plutôt que de l’apercevoir au loin, et tenter cette initiation à la plongée qui nous faisait de l’oeil, mais tant pis : cette semaine m’a quand même fait un bien fou, et le retour dans une Londres polluée et pluvieuse a été un peu difficile. Dur dur de passer après ces paysages… Je serais curieuse d’y retourner un jour, pour prendre en quelque sorte ma revanche et enfin randonner à souhait le long de la mer.

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