Bilan : lectures de juin

Mieux vaut tard que jamais : retour sur mes lectures de juin, peu nombreuses mais recelant quelques bons moments !
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En juin, j’ai lu :

  • Pandemia – Franck Thilliez – ****
  • End of Watch – Stephen King – ****
  • Y, le dernier homme : Volume 5 – Brian K. Vaughan – ****
  • Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children – Ransom Riggs – **
  • Fables, Volume 2 : La ferme des animaux – Bill Willingham – ***

En juin, j’ai donc achevé la trilogie de Stephen King et ai fait mes adieux à regret à Bill Hodges et son équipe. J’ai enfin découvert la pandémie de Franck Thilliez, et le résultat m’a bien plu. J’ai, deux ans après ma lecture des 4 premiers tomes, découvert la fin de l’histoire d’Y, le dernier homme. J’ai été assez déçue par Miss Peregrine, que j’ai trouvé assez mal écrit et dont l’histoire était cousue de fil blanc ; la forme du livre, cependant, enchante et les photographies sont très bien choisies, revêtant un aspect assez flippant quand on les regarde avant d’aller se coucher. J’ai également continué la série Fables, mais ai été moins convaincue par cette ferme des animaux que par le 1er tome : je ne sais pas si je continuerais la série (mon portefeuille me le déconseille en tout cas : à 15€ le tome, c’est une série que je ne voulais pas commencer de peur d’adorer…).fables2 peregrine copie pandemia_thilliez endofwatch

S’il ne fallait en retenir qu’un ?

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Petit résumé rapide d’Y, le dernier homme : en 2002, un mystérieux fléau tue tous les porteurs de chromosome Y de la planète. Tous ? Non, deux spécimens résistent à l’envahisseur : un jeune homme féru de magie nommé Yorrick, et son singe, Esperluette. C’est alors le début d’une longue aventure à travers l’Amérique, et même au-delà, pour Yorrick, Esperluette, l’Agent 355, chargée de sa sécurité, et leurs compagnes de voyage rencontrées au gré de leurs aventures. Le but : comprendre pourquoi ces deux-là ont survécu, et pourquoi pas… trouver un remède ?

J’ai effectué une relecture rapide des 4 premiers tomes afin de pouvoir pleinement savourer ce cinquième tome d’Y, le dernier homme, que je me gardais sous le coude depuis déjà deux ans. Je n’avais pas d’attente particulière, j’étais juste très curieuse de voir comment finissait l’histoire de Yorrick et d’Esperluette. Spoiler alert : j’ai fini avec la gorge nouée et quelques larmes aux yeux.

Yorrick a bien évolué depuis la catastrophe qui a fait disparaître tous les mâles de la planète. Si ses aventures et allées et venues sont un peu brouillonnes, notamment au niveau de la chronologie (j’ai parfois trouvé difficile d’évaluer si 1 ou 6 mois se déroulent entre 2 tomes ou chapitres), on voit bien dans ce cinquième tome que toutes ces années d’exil, de découvertes et de douleurs pèsent sur le jeune homme, malgré ses tentatives d’humour pourri, ainsi que sur les femmes qui l’accompagnent. Mon affection pour l’Agent 355 culmine dans ces dernières pages, et c’est vraiment avec regret que j’ai dit au revoir à tous ces personnages. Oui, même à Beth-la-fiancée, qui est pourtant sacrément reloue et clichée.

Le dernier chapitre en particulier résume bien ce qui m’a fasciné dans cette série : l’humanité, l’espoir et la part de magie qui se glissent dans cet univers difficile. Sans spoiler, j’ai trouvé la conclusion non pas parfaite (cela existe-t-il vraiment ?), mais correspondant parfaitement à l’esprit de la saga, et respectant chaque personnage, leur offrant une fin satisfaisante, ou tout du moins logique.

Y, le dernier homme n’est pas une saga sans défauts, mais j’ai beaucoup aimé partir à l’aventure aux côtés de Yorrick, si agaçant qu’il puisse être parfois. Je serais curieuse de voir ce qu’une adaptation télévisuelle en tirerait.

Bilan : lectures de mai

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En mai, j’ai lu :

  • Ms. Marvel, Volume 3 : Coup de foudre – G. Willow Wilson – ***
  • Mr Mercedes – Stephen King – ****
  • Fiction Squad – Paul Jenkins – **
  • Tokyo – Mo Hayder – ****
  • Meurtres à Cardington Crescent – Anne Perry – **
  • En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut – ***
  • Finders Keepers – Stephen King – ****
  • Spider-Gwen, Volume 1 – Jason Latour – ***
  • The Marble Collector – Cecelia Ahern – ***
  • Fables, Volume 1 : Légendes en exil – Bill Willingham – ****
  • Juste un regard – Harlan Coben – **

En mai, il y a donc eu deux comics qui traitent de manière différente un même sujet (des héros de contes de fées réinventés), un Harlan Coben tellement pas inoubliable que j’ai seulement réalisé que je l’avais déjà lu au bout de 300 pages, deux Stephen King, un troisième tome de Ms. Marvel assez pessimiste, un roman tokyoïte très dérangeant mais tout aussi fort, un univers alternatif dans lequel Gwen-Stacy devient Spider-Gwen, un succès littéraire sur la folie qui m’est un peu passé à côté, un retour en adolescence avec Anne Perry, et un roman sur la mémoire et toutes ces choses que l’on garde secrètes dans la vie. Des thèmes et formats variés avec lesquels je ne me suis pas ennuyée !

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S’il ne fallait en retenir qu’un ?

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Dans Mr Mercedes, Bill Hodges, flic à la retraite, reçoit une lettre d’un tueur qui, quelques mois auparavant et au volant d’une Mercedes, a foncé dans une foule de chômeurs qui attendaient l’ouverture d’un forum de l’emploi et a fait de nombreuses victimes. Déterminé à attraper celui à cause duquel il a fini sa carrière sur une mauvaise note, Bill enlève ses pantoufles et relance l’enquête qu’il n’a jamais réussi à résoudre en tant que flic. Car de son côté, Brady Hartfield, responsable de ce massacre, entend bien repasser à l’action…

Dans le deuxième tome, que j’ai légèrement préféré au premier, Bill Hodges revient… mais pas avant de nombreux chapitres. Et ça n’est pas plus mal. Dans Finders Keepers, on croise la route de Morris Bellamy, un jeune déséquilibré fan de Jimmy Gold, personnage inventé par l’auteur John Rothstein. Insatisfait du sort réservé à son héros dans le dernier roman paru de l’auteur, Morris décide d’assassiner celui-ci, et met la main sur des centaines de carnets contenant la suite des aventures de son idole. Il atterrit cependant en prison avant d’avoir pu en lire une seule ligne, et seule la certitude qu’un jour il retrouvera son butin le fait tenir. Mais pendant ses longues années à l’ombre, un jeune ado, Pete Saubers, tombe sur les carnets…

Si le King a bien un don, c’est d’instaurer une ambiance et de croquer des personnages en quelques pages, de manière si fluide que ça en devient presque agaçant. Dans les deux premiers tomes de sa trilogie (le 3e sort dans quelques jours), il y a arrive à merveille. Le chapitre d’introduction de Mr Mercedes fait très bien son boulot et nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Beaucoup de gens ont trouvé que cette incursion de King dans le thriller était un peu raté, j’ai pour ma part passé un très bon moment avec ces personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres.

On retrouve (essentiellement dans Finders Keepers) des thèmes déjà évoqués par King comme le relation de fan à auteur, les attentes que le lecteur peut avoir (et oui, quand Morris se plaint de la fin de Jimmy Gold, je me suis revue en train de râler sur l’épilogue d’Harry Potter)… C’est assez réussi, et la première partie du roman est un régal. Le reste un peu en deçà, et on regrette presque l’arrivée de Bill et de ses acolytes. L’action et les personnages sont néanmoins finement reliés et entremêlés à ceux de Mr Mercedes, et j’ai assez hâte de voir comment tout cela se conclura dans le dernier tome.

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